Skelter a écrit :
GuitaristeX a écrit :
Et qui a fait le forcing ?
Tu crois qu'il suffit de proclamer une loi pour en être à l'origine ?
Combien de gens dans les rues à mettre la pression ?
Suffit d'écrire pour s'attribuer le mérite ?
Du coup on doit s'incliner devant la défiscalisation des heures supplémentaires par Sarko ?
LOL !!!
Tu vois le résultat mais pas la causalité.
Ouais il y avait des manifs et des grèves tous les jours sous Pétain
Il faut juste arrêter de fantasmer le reel
Citation:
1934 : En riposte à l'émeute du 6 février, grève générale « contre le fascisme » à l'appel de la CGT et de la CGTU.
1936 : Réunification de la CGT et de la CGTU lors du congrès de Toulouse. Elles avaient participé à l'élaboration du programme du Rassemblement populaire (par la suite Front populaire) qui devait remporter les élections législatives le 5 mai 1936. Le 26 mai une vague de grèves marquée par des occupations d'usines démarre au Havre et s'étend comme une trainée de poudre partout en France. Le 4 juin, sont signés les accords Matignon, entre la CGT et le Patronat. Les 11 et 12 juin sont votées les lois sociales sur l'extension des conventions collectives, l'institution de délégués du personnel, le relèvement des salaires, les 15 jours de congés payés et la semaine des 40 heures.
1939 : Le 23 août, nouvelle scission entre les réformistes et les révolutionnaires. Début de la Seconde Guerre mondiale le 3 septembre. Le 18 septembre, le Bureau confédéral de la CGT vote une déclaration excluant les militants qui refusent de condamner le pacte germano-soviétique. Cette décision est approuvée par la Commission administrative de la CGT le 25 septembre, ce qui a pour effet d'exclure les communistes de la CGT. Plus de 600 syndicats sont dissous et de nombreux militants et dirigeants exclus sont arrêtés. Ceux qui ne sont pas arrêtés, ni mobilisés, entrent dans la clandestinité.
1940 :
Le 9 novembre, le gouvernement de Vichy de Pétain dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales.
Le 15 novembre, 9 responsables de la CGT et 3 de la CFTC se réunissent clandestinement et publient le manifeste des douze qui est à la fois un acte public d'opposition à la politique du gouvernement de Vichy et une analyse du rôle du syndicalisme présent et à venir.
1941 : Promulgation de la Charte du travail interdisant les grèves et le lock-out. Dès l'hiver 40/41, parution des premiers journaux clandestins. Développement des « comités populaires » qui organisent les premières luttes revendicatives. Du 26 mai au 9 juin a lieu la grève des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais. Intervention des Allemands: 327 arrestations. Le 22 et 23 octobre : exécution par les Allemands de 88 otages composés majoritairement de militants CGT exclus, dont les 27 de Chateaubriant.
1943 : Les accords du Perreux, signés le 17 avril par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les « ex-confédérés » ; Henri Raynaud et André Tollet pour les « ex-unitaires », reconstituent la CGT. La CGT réunifiée et la CFTC participent à la constitution du conseil national de la Résistance (France) (CNR) qui a lieu le 27 mai.
1944 :
Publication le 15 mars du Programme du CNR (définissant les nationalisations, la Sécurité sociale et les comités d'entreprises)où la CGT est représentée par Louis Saillant. Le 10 août, la grève des cheminots de la région parisienne de déclenche et s'étend à tous les services publics. Les gendarmes les imitent le 13 août, suivis par les policiers (le 15 août. Le 18 août, la CGT clandestine appelle à la grève générale pour la Libération. Le lendemain c'est le déclenchement de l'insurrection parisienne, qui prendra fin avec la Libération de Paris le 25 août et l'arrivée du Général de Gaulle. Le 26 août, la CGT s'installe au grand jour dans ses locaux du 213 rue Lafayette: c'est la fin de la clandestinité avec première réunion de son bureau. Le 8 septembre, son journal « La Vie ouvrière » qui avait paru sous forme de tract pendant l'occupation, reparait au grand jour.
La CGC est fondée le 15 octobre.
Après 1944
1945 :
Début des nationalisations, création des comités d'entreprise et mise en place de la Sécurité sociale. Création de la Fédération syndicale mondiale (FSM) à laquelle adhère la CGT.
En effet tu ne connais pas ton histoire.
Tu la fantasmes, et c'est bien dommage, si tu t'y intéressais tu verrais qu'à chaque fois ce sont des mouvements sociaux et syndicaux qui sont à la base de tout.