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Le premier principe c'est l'autorité. JM Blanquer veut cadrer les pratiques pédagogiques dans l'éducation nationale. Et pour que cela soit possible il souhaite renforcer les pouvoirs des chefs d'établissement et des directeurs d'école, qui deviendraient les supérieurs hiérarchiques des enseignants. Les enseignants seraient recrutés sur profil et évalués par les seuls chefs d'établissement, à l'image de ce qu'avait institué le décret Chatel en 2012 (annulé ensuite par Robien). Les inspecteurs disparaitraient, fondus dans un corps unique avec les chefs d'établissement (ce qui est une revendication de certains syndicats) et vaguement associés comme "experts disciplinaires" au controle des enseignants.
Le second principe c'est l'autonomie des établissements, c'est à dire en fait des chefs d'établissement. JM Blanquer s'en défend. En 2016 il nous disait : " L’autonomie des établissements n’est pas synonyme de caporalisation mais de travail d’équipe. C’est une logique de responsabilisation". Mais il souhaite que les chefs d'établissement aient une large liberté pour affecter la dotation horaire entre les disciplines.
Troisième principe : les fondamentaux, réduits par JM Blanquer aux seuls français et maths. Au primaire, ces deux disciplines représenteraient 20h / 26 h d'enseignement (actuellement il y a 24h d'enseignement). Dans le secondaire, elles représenteraient 10 heures hebdomadaires au minimum.
Le quatrième principe en découle : c'est la hiérarchisation. Sous prétexte "d'intelligences multiples", pourtant peu développées au primaire, le nouveau "collège commun" préparerait des parcours spécifiques pour les élèves. Ceux ci seraient réunis en "groupes de compétences", une formule qui pourrait bien se réduire à des groupes de niveau. Enfin il recommande dans son livre
la fin de la poursuite d'études supérieures pour les bacheliers professionnels.
Le nouveau ministre aura à affronter deux rendez vous importants. Le premier sera la rentrée avec la réaffectation des maitres surnuméraires et la question des rythmes. Le second sera l'instauration de la sélection à l'entrée e université voulue par E Macron les bacheliers pros étant orientés vers une filière supérieure spécifique.
En dehors de ce que j'ai surligné, le reste me semble raisonnable.
Je crois qu'il est important que les bac pros puissent, sous réserves de formations complémentaires, autoriser la poursuite d'études supérieures .... par expérience, je sais que des lycéens très peu motivés par les filières générales peuvent changer par la suite et se révéler dans le supérieur quand ils trouvent une voie qui leur plaît
L'autonomie des établissements et l'autorité du chef d'établissement sur les profs me semble souhaitable (un chef d'établissement ne peut strictement rien faire contre un prof qui serait le dernier des fumistes ou la pire des ordures)