Denis13 a écrit :
Blow Up a écrit :
J'ai des amis de mes parents qui ont acheté de l'immobilier à Paris dans les années 70 en s' entêtant sur 30 ans (quand c'était encore possible pour des smicards ou des salaires modestes). Ils doivent avoir un patrimoine du même ordre que celui de Mélenchon aujourd'hui, vu l'augmentation délirante des prix de l'immobilier dans la capitale.
Mais je vois pas comment on peut comparer ce patrimoine, avec celui d'un banquier d'affaires ou d'un startuppeur qui peut gagner la même somme en spéculant sur quelques mois, sur de l'argent et des valeurs économiques qui n'existent pas vraiment
Le patrimoine est le même, seule la façon de le gagner diffère. Ceci dit je comprends bien ce que tu veux dire, mais comment s'exprime la différence que tu fais entre les 2 ?
Un jugement sur la personne ?
Le fantasme du startupper m'amuse tjs aussi, pour 1 qui se gave combien se ramassent ? Le facteur risque tu le prends en compte comment dans ton jugement ?
Et les sportifs de haut niveau qui amassent des millions ?
Mon avis, c'est que c'est un jugement purement moral. Je l'assume. Il justifie le terme de "raclure" attribué à ces fortunes rapides (mais pas nécessairement facile, là n'est pas la question). Il faut le prendre au sens premier. Je pense que la différence fondamentale porte sur le point de vue collectif qui préside à la fortune.
D'un côté, on trouve un producteur qui apporte quelque chose au collectif, prend des risques, et exige de recevoir un retour pour son travail. Son exigence peut être totalement exagérée, le producteur peut faire dans le flan le plus indécent et être un putain de nombriliste, il n'en reste pas moins quelqu'un qui apporte quelque chose collectivement.
De l'autre, tu as une raclure, c'est-à-dire une personne peut-être de très bonne compagnie, joviale et généreuse, mais dont l'activité économique consiste à récupérer une partie de la valeur du travail d'autrui, dont la seule activité consiste à ramasser, récupérer de la marge, trouver de la plus-value. Un parasite.
La première peut-être une grosse merde au quotidien et la seconde une belle personne, il n'en reste pas moins que l'une participe du bien-être collectif alors que l'autre en profite.
On peut faire le parallèle avec certains ici. Par exemple celui qui vient juste pour se gausser, agresser un intervenant, depuis un piedestal sans jamais apporter du contenu au débat. Et quand tu sais que cette même personne a justement une profession de raclure...
Vous battez pas, je vous aime tous