voilà une interview radio de 2004, y'a des passages marrants!
ordH.S. : Metallica, avec James Hetfield
D’habitude on parle plutôt avec Lars, parce que Lars c’est le…
La fille : et je n’ai jamais compris comment est-ce que le batteur avait pris tant de puissance dans le groupe.
H.S. : il écrit beaucoup de chansons pour James
La fille : c’est vrai
H.S. : c’est pour ça qu’il est devenu si puissant, d’habitude les batteurs n’ont qu’à se la fermer !
La fille : ouais les batteurs ne parlent jamais !
H.S. : donc, heu j’ai vu le film… le film de Metallica…
La fille : Je ne l’ai pas encore vu ! Je veux le voir.
H.S. : SKOM
La fille : J’ai entendu dire qu’il était bien
H.S. : Oui c’est plutôt bien ! Mais je ne comprends pas pourquoi ils l’ont fait cela dit… Hé James ? … hé James ?
James : oui (tout doucement)
H.S. : comment ça va James ?
James : bien (très très doucement)
H.S. : wow !! (ironique)
La fille : tu peux parler plus fort, tu sais, personne ne va … s’énerver !
H.S. : moi je lui ferai aucun mal !
James : (rires)
Un autre mec : ouais on est sympas !
H.S. : non on est pas sympas.
James : ouais je m’attendais à un tel… enfin bref, comme ça va ?
H.S. : plutôt bien… J’ai vu le film, et je pense que j’en étais à la moitié, j’étais assis et je me disais, je ne sais pas pourquoi ces mecs on fait ça parce que, c’est vraiment personnel ! James va en cure, et puis il y a Lars qui est un peu dans le doute, il croit que le groupe est en train de se casser la gueule, et on voit clairement que Lars est « la salope » de James…
La fille : vraiment ?
H.S. : ouais… comme quand James s’en va, Lars se demande ce qu’il va bien pouvoir faire ! … (rires) … donc on est là devant ce truc super perso, et moi je me demande, pourquoi le faire ??
James : oui exactement…
H.S. : vous êtes millionnaires, vous êtes au top… est-ce que vous étiez contre le fait de faire le film ?
James : Il avait une part de moi qui était contre, mais il y avait aussi une partie de moi qui savait que c’était bien pour moi de mettre ce côté de nous au grand jour… La plupart des gens dans le monde connaît heu… le Metallica puissant qui est sur scène, le côté « on va aller sauver le monde » et le film c’est probablement l’autre extrême… Nous ne sommes pas comme ça tout le temps non plus. Nous avons un peu l’espoir d’être quelque part entre les deux.
H.S. : est-ce que c’est dangereux de montrer à vos fans que dans un sens il y a un côté sensible et chaleureux chez vous ?
James : j’espère que c’est dangereux ! (rires)
H.S. : tu vois ce que je veux dire, non ? Regardons les choses en face, autant que les groupes s’en soucient, et je pense que Metallica plus qu’un autre groupe ne s’est jamais soucié de leur image, je veux dire je ne vous ai jamais vu porter des super fringues en lycra ou des choses dans le genre (rires de James) quand c’était l’époque. Donc le truc c’est que je pense que vous n’avez jamais fait ce genre de choses, mais vous devez obligatoirement tout calculer puis que vous avez une carrière. Montrer à vos fans à quel point vous êtes vulnérables et que en fait, vous n’êtes que des « gens normaux » et non pas solides comme un rock, ça pourrait être, …
La fille : un mauvais point, c’est ce que tu penses ?
H.S. : ouais ça pourrait ! Je veux dire, quelqu’un a bien du s’asseoir et se demander si c’était bon pour le groupe !
James : Tu sais ça nous créé toujours des problèmes, de réfléchir trop. Ce film nous l’avons simplement fait. C’était une super opportunité… les choses ont commencé à se dérouler, et ils se pourrait même que les caméras aient provoqué certaines de ces choses. Donc… Je ne sais pas combien de gens se voient un jour comme ça, si vulnérables… Les caméras et tout ça, cela semblait être un véritable cadeau à l’époque. Et vous savez il y a toujours un côté de moi qui a peur du fait que les gens vont découvrir un côté réellement humain et profond de nous, mais l’autre moitié de moi, se dit : « Je suis prêt à ce que les gens voient ça et en sachent plus sur moi. » Et plus les gens en sauront sur moi, plus je me sentirai connecté à ce monde. Vous savez j’ai eu des vrais problèmes avec l’aliénation, et à gérer toutes les choses que cette carrière t’apporte. Et c’est bon de montrer cette lutte…
H.S. : Mais c’est une chose d’établir un lien avec des milliers de personnes à travers un film, comme à travers un reality-show, mais c’en est une autre d’établir un lien avec les gens qui comptent vraiment dans ta vie.
James : C’est sur. Et j’aimerai bien qu’il y ait plus de gens sur cette liste.
La fille : ah, donc XXXXXXXX
H.S. : Donc je sens vraiment que je connais mieux James maintenant, je veux dire…
La fille : il était toujours un peu mystérieux !
H.S. : ouais et je le connais mais pas de la façon dont je connais Jessica Simpson, tu sais, là on de la vraie émotion qui passe… Mais j’aimerais bien aussi penser à ne pas connaître James dans un sens. Il avait toujours l’air d’un putain de biker (heavy ass biker en anglais LOL) (rires de James)
La fille : c’est vrai, il était toujours si mystérieux, si discret, que tu ne pouvais jamais avoir la moindre idée de qui il était, de ce qu’il était…
H.S. : Ouais, enfin voici la question clé. Le film est très honnête. Mais, à un moment quand vous avez vu le film avant qu’il sorte, est-ce que vous avez enlevé des choses parce que vous sentiez que vous ne vouliez pas que les gens voient ces choses ?
James : Nous savions que nous aurions le dernier mot. Et c’était suffisant. C’était suffisant de savoir que nous pouvions être aussi ouverts que ce que nous en ressentions le besoin, ou que ce qui nous paraissait bien. Et nous pouvions enlever tout ce qui ne nous plaisait pas, mais à la fin de la journée nous l’avons vu et nous nous sommes dit : nous ne sommes pas des réalisateurs, nous avons engagé Joe et Bruce pour faire du mieux qu’ils pouvaient, et ils ont fait du bon boulot. Ils ont quasiment monté tout le truc, nous ne nous en sommes pas mêlés. Nous étions seulement le… je ne sais pas… nous n’étions que le sujet, la matière dans un sens. Nous on gère la musique.
La fille : alors vous avez rien coupé ?
H.S. : vous avez même pas coupé les scènes où tu pleures, ou Lars a dû pleurer pas mal de fois pendant le film ! Tu veux dire vous avez vraiment tout laissé tel quel ?
James : Ben ouais…
H.S. : OK…
James : Tu sais, il y a des scènes où on pleure carrément, …
H.S. : c’est vrai.
James : et les gens pleurent. Mais il y a aussi plein d’engueulades, il y a aussi des moments où je me barre en claquant des portes comme un gamin de 17 ans !
H.S. : oui et ça m’a un petit peu choqué !
James : ce sont des parties de moi que je n’aime pas voir. Et plus je le vois, plus j’en tire des leçons. Nous n’en sommes plus du tout au même point où nous en étions il y a deux ans. C’était un genre de miroir pour nous.
H.S. : Tu sais je me suis assis et j’ai regardé le film, et j’étais là : « Jésus Christ vous avez un truc tellement bon qui passe, et c’est super… » Et tout à coup, on voit une rupture, et je me dis « Bordel, mais qu’est-ce que ces mecs sont en train de foutre ? » (rires de Jaymz) Et je n’avais jamais eu non plus la chance de voir des mecs en plein dans le processus d’écriture de chansons, j’ai été choqué par ça... la façon que tout le monde a de s’asseoir autour d’un table avec un stylo et de gribouiller des paroles et tout… J’ai trouvé le film vraiment vraiment intéressant…
James : tant mieux, je suis content !
H.S. : Et au fait, je ne suis pas surpris du fait que tu étais alcoolique. T’en es où avec ça, t’es toujours sobre ?
James : Je vais bien, …
H.S. : est-ce que ça te manque à mort ?
James : Et ben c’est difficile en fait. C’est difficile, enfin, je ne veux pas rester toujours,…euh, je vais mieux. C’est une lutte quotidienne, certains jours se passent mieux que d’autres. Tu sais, pour moi, notre style de vie, c’est comme un vie normale mais amplifiée plein de fois. Il y a des plein de gens qui te tirent vers le haut, et plein de gens qui sont incertains de ce qu’il sont et ils veulent te pousser du train, juste pour se sentir mieux à propos d’eux-mêmes !
H.S. : Moi, j’ai eu l’impression en voyant le film que tu étais vraiment, en train de tout foutre en l’air. Et pas seulement à propos du groupe… je dirais même quasiment pas à propos du groupe, mais bien plus avec ta femme et tes enfants, … et tu mettais probablement tout sur le compte de l’alcool, mais j’ai eu l’impression que tu la trompais et tout, ce n’est pas vrai ?
James : Tu sais, c’est ça qui m’a réveillé. Ma femme m’a jeté de chez moi, et j’ai commencé à voir que ce que je croyais acquis comme, mes enfants, ma femme… Tu sais ce sont des choses dont j’ai vraiment eu besoin toute ma vie ! Ma famille s’est désintégrée quand j’étais jeune, et c’était en train de recommencer, et ça m’a foutu les boules !
H.S. : Et quand tu dis que ta famille s’est désintégrée tu ne plaisantes pas… Je ne sais pas combien vous en savez sur James tous ici, mais le truc c’est que ton père t’a abandonné quand t’étais petit, et que peu de temps après, ta mère est morte.
James : ouais
La fille : wow !
H.S. : Donc c’est ton grand frère qui a dû t’élever.
La fille : Et quel âge avait le grand frère ?
James : 10 ans de plus que moi, j’avais deux demi-frères plus vieux que moi. Et c’était difficile pour lui aussi. Il venait de se marier, et tout à coup il se retrouve avec ce gamin dont il devait s’occuper.
H.S. : Et t’étais un mauvais garçon ? je veux dire est-ce que t’étais le genre à arrêter l’école, et à fumer dans les parkings, … T’étais méchant ?
James : J’en étais pas loin… Je veux dire quand me mère est morte, j’ai quitté le monde. On aurait dit que je ne pouvais plus faire confiance à personne, tous les gens que j’aimais partaient…
H.S. : Donc ta première famille en fait, c’était ton groupe.
James : Oui en gros.
H.S. : Parce que je me rappelle des fameuses histoires du début… à l’époque vous voyagiez tous ensemble en voiture, vous dormiez dans la voiture… Mais le truc c’est que c’était peut-être un substitut à ta famille. Tu n’avais ni père, ni mère.
James : C’est très vrai. Et je pense que tous les quatre dans l’ensemble nous partagions beaucoup de ces sentiments, c’est peut-être pour ça que nous avons créé des liens aussi forts. Presque tous les membres du groupe avaient des parents séparés.
La fille : et la musique dans tout ça ?comment est-elle entrée dans ta vie pendant que c’était le bordel ?
James : La musique était comme ma seule amie à l’époque. Elle ne m’a pas abandonnée, elle ne me contredisait pas, et ne me jugeait pas ni rien de cela.
H.S. : Et au lycée, alors tu étais le mec qui rentrait le soir, qui se passait des disques dans sa chambre, et qui faisait semblant de jouer de la guitare ?
James : Absolument.
H.S. : Et après, t’as essayé de jouer de la vraie guitare ?
James : Oui, tu sais, les enfants de l’école, je ne me sentais pas connecté à eux. J’avais bien quelques amis, mais quand j’ai déménagé, après la mort de ma mère, je suis tombé dans une école un peu bourge, et si t’étais pas dans l’équipe de football, tu n’étais personne. Et donc, j’allais à l’école, j’avais deux ou trois amis là-bas, mais je me dépêchais de rentrer à la maison. J’allais dans ma chambre.
H.S. : tu jouais de la guitare ? Est-ce que tu a pris des cours ? Tu t’en ai payé ? Je veux dire, vous étiez pauvres non ?
James : heu, j’avais un peu d’argent… Quand ma mère est morte, j’ai pris de l’argent et je me suis acheté une sono, une stéréo… tu vois quoi.
H.S. : Ah des bons investissements…
James : C’est ma mère qui m’a acheté ma première guitare.
H.S. : C’était une chanteuse d’opéra non ?
James : Elle aimait bien l’opéra. Mes frères étaient dans des groupes de rock. Donc il y avait des instruments partout dans la maison. C’était comme mes jouets quand je commençais à grandir.
H.S. : je dois te dire, quand j’ai vu les premières années de Metallica, quand je vous ai vus, je trouvais que t’étais le fils de pute le plus enragé que j’avais jamais vu. Je croyais que t’allais me botter le cul direct à travers la télé ! (rires de Jaymz) Sans rire, c’était hardcore !! Quand est-ce que t’es devenu si enragé ? Vraiment, tu devais être super énervé, tout les mon est mort autour de toi, on t’a abandonné… Est-ce qu’au moins t’as eu des nouvelles de ton père quand ta mère est morte ?
James : Non
H.S. : wow…
James : Ben en fait il a essayé de contacter ma sœur et en fait…. Bon en fait tu sais quoi, j’avais VRAIMENT la rage. Je ne voulais pas avoir de contacts avec lui. Ça m’a pris beaucoup de temps pour réaliser « Hé t’as un de tes parents qui est encore en vie… Si t’essayais d’arranger les choses avec celui là ? » Ça a pris du temps mais ça n’a jamais réellement réussi tous ces trucs là.
H.S. : Mais est-ce que tu lui as dit un jour « Hé papa » - où n’importe quel nom tu lui donnes – « tu nous as abandonnés ! Et quand maman est morte, tu t’ai jamais dit que peut-être ce serait sympa de passer nous voir ou de nous aider un peu ? »
James : mmm
H.S. : Rien ?
James : En fait on n’en est… jamais vraiment arrivés là.
H.S. : Mais qu’est-ce que tu lui as dit, quand tu lui as parlé…. ? Il avait une excuse ?
James : Et ben en fait, ce n’était pas vraiment une excuse… Tu sais il y a deux facettes à chaque histoire… et je peux imaginer comment c’était pour lui. Il a eu une crise dans sa vie*, et il est parti. Et… et c’est exactement ce que je n’ai pas voulu répéter ! Dans un sens, c’est la leçon que j’ai tiré de tout ça. Tu sais le film nous montre en train de traverser une sorte de crise*, une crise d’identité, peu importe comment on l’appelle,… Je ne voulais pas me sauver comme mon père l’a fait. Donc je ne me suis pas sauvé.
H.S. :mmm… wow… Mais par contre, t’as un problème et t’as envie de boire chaque putain de jour que Dieu fait non ?
James : En fait non.
H.S. : Vraiment ?
James : Non, Je n’en ai pas envie. Parce que je sais ce que c’est, je sais ce… Je vois toujours des gens autour de moi. Je me vois à travers eux, et ça ne me fait pas vraiment plaisir.
La fille : Donc en fait, tu préfères être sobre ?
James : Absolument.
H.S. : Attends écoute… t’entends ça, il dit qu’il préfère être sobre ! (il parle à l’autre mec dans le studio)
L’autre gars : Ouais, et ben en fait, je dirais que c’est tout simplement parce qu’il est devenue une tapette (pussy dans le texte)(rires de tout le monde)
James : Ouais t’as trouvé (rires)
L’autre gars : Non je rigolais, reste sobre !
La fille : Non mais en fait, il y a quand même cette rumeur qui court comme quoi tu te serais énormément adouci.
H.S. : Bien…
James : (en riant) Non, en fait j’ai toujours la rage. Mais tu sais, je sais que ce n’est plus la colère qui gouverne ma vie. C’est ça qui est bien…
H.S. : Laisse moi te poser une question.
James : Si je pouvais me débarrasser de cette colère je le ferais sûrement, mais en fait c’est une partie de moi, et je suis en train d’apprendre la gérer. Vous savez, il y a plus de flux créatif que jamais. J’avais peur de tous les trucs genre, « quand t’es sobre ceci, quand t’es sobre t’es plus doux, bla bla bla », j’avais peur que l’inspiration s’en aille. J’avais peur de rejouer de la guitare que j’en suis sorti, mais mec, nous sommes en tournée en ce moment, on en profite autant que possible, et on créé des choses qui sont géniales !
H.S. : J’ai vu le show où vous aviez l’orchestre avec vous…
James : Oui
H.S. : C’est un des… Je l’ai dit à l’antenne, c’est un des meilleurs concerts que j’ai jamais vus de ma vie !
La fille : ça c’était de la sobriété gratuite
H.S. : Oui exactement ! Mais tu sais le mec qui était votre bassiste, il était super bizarre ce soir là ! On aurait dit qu’il se battait avec des gens dans le public. (rires des tous) Alors mon copain est monté sur scène et a commencé à triper avec les gens et… C’était la soirée la plus sympa de ma vie ! (rires)
Mais tu sais ce que j’ai appris sur toi ? J’ai appris que tu as été élevé en tant que scientologue ? C’est vrai ?
James : mmm, oui.
H.S. : Et il parait que t’étais trop barré ? Mais tu n’es plus scientologue si ?
James : Il y a des parties que je comprends. Tu sais c’est vraiment intéressant, je suis content que tu amènes le sujet. Parce qu’en fait, quand t’es enfant, on te mets des choses devant les yeux, et tu te rebelles contre ça. Mais en fin de compte, tu te rends compte qu’il y avait du bon.
H.S. : Mais c’est la religion dans laquelle tu ne crois pas en les médecins ?
La fille : oui, tu ne demande jamais leur aide c’est ça ?
H.S. : C’est comme tu disais, imaginons qu’un petite fille se casse le bras et qu’on le laisse se guérir tout seul, elle se retrouverait avec un bras tout bizarre, et elle flipperait.
James : Ouais, ouais. Et j’arrivais pas à comprendre ça du tout… C’est un concept très adulte, tu sais… ton esprit qui te guérit, ou qui permettrait à Dieu de te guérir…
H.S. : Bon le truc le plus enragé que t’es fait, parce que c’était bien toi le plus enragé… Tu as renversé de l’huile bouillante sur ta sœur ?
James : (rires) Ouais ça à l’air bizarre, c’est que, enfin…. Bon on se battait quand on était enfants. On se battait beaucoup, à cause de ce qui se passait dans la famille... Je lui faisais peur tout le temps, et une fois, j’ai surgi de derrière le meuble pendant qu’elle était en train de cuisiner quelque chose, et elle a eu peur, et elle s’est renversée de l’huile dessus.
(Tout le monde parle en même temps)
James : Mais tu sais ce sont des choses qui arrivent entre frères et sœur quand on se bat, mais en fait quand ça arrive, ça te rapproche. On s’entraide et tout…
H.S. : Oui je comprends mais c’est seulement parce que j’ai coupé un pied à ma sœur, je ne sais pas si tu le savais, donc… (rires)
La fille : Oui elle avait un couteau dans la main, tu lui as fait peur et elle s’est coupé le pied c ça ? (rires)
H.S. : Non là elle le méritait. (rires)
James : Bon sérieusement, pour toi ne pas boire, être fidèle à ta femme, ça doit être super dur, puisque d’abord,
La fille : t’es sur la route !
H.S. : oui, t’es sur la route, ensuite t’es quand même le chanteur d’un groupe à succès.
La fille : Un groupe de rock !
H.S. : Le nombre de conquêtes que tu as du avoir pendant les années où tu buvais est énorme !
La fille : Est-ce que tu te rappelles au moins ?
H.S. : Est-ce que tu t’en souviens de la moitié ?
James : Des conquêtes ?
H.S. : ben oui, tu veux appeler ça comment ?
James : Tu sais c’était une autre partie de ma vie. C’était une des choses que je devais supporter. C’était exactement la même chose que l’alcool, ou la colère, les dépressions… n’importe quoi qui puisse combler ce vide. Je me sentais incomplet. Et tu cherches toujours après le nouveau truc qui va te plaire… toujours, tu te dis que le truc d’après sera mieux, et ça l’est jamais !
H.S. : C’est insatiable…
La fille : Comment est-ce que ta femme a fait pour survivre à tout ça ?
James : Tu sais quoi, c’est la femme la plus forte que je connaisse. Et puis tu sais, quelque part, c’est vraiment elle mon âme sœur. Elle est tout l’inverse de ma mère. Ma mère me donnait toujours l’impression de dépendre de quelqu’un, elle me semblait faible, et c’est pour ça que j’ai toujours recherché une femme plus forte. Et je l’ai trouvé, et putain, elle a traversé tellement d’emmerdes… C’est incroyable.
H.S. : Comment tu l’as rencontrée ta femme ?
James : Elle était sur la tournée, elle travaillait pour le groupe. Elle aidait pour la garde robe, pour la nourriture, et… on est peu à peu devenus amis. Et c’était pas comme avec les filles … heu... normales, je savais qu’elle était spéciale, alors je ne voulais pas tout gâcher.
H.S. : Donc quand tu dis que c’était une femme spéciale, et qu’elle était forte, ça veut aussi dire qu’elle a résisté à tes avances, et qu’elle a pas voulu coucher avec toi le premier soir ?
James : En partie oui. Elle n’attachait que peu d’importance à la musique, ce qui est rare avec des gens qui travaillent sur la tournée. Et elle avait comme une aura… elle était indépendante… Elle était…
H.S. : ça veut dire quoi ça, indépendante ? Qu’est-ce que t’entends par là ?
James : Elle ne se reposait pas que sur moi. Elle n’est pas tombée dans le cercle des fêtes, enfin tout ce que les autres gens du staff faisaient.
H.S. : Elle avait une vie et un esprit bien à elle, c’est ça. Donc tu n’avais pas l’impression d’être obligé de la distraire toutes les 5 minutes.
James : En gros oui.
H.S. : Ok, je comprends.
La fille : Mais tu devais aussi te battre pour capter son attention ?
James : Oui, … mais c’est toujours une bonne chose. C’est comme : « Wow, elle a quelque chose que j’aime, et dont j’ai besoin. Alors je vais foncer !»
H.S. : James Hetfield actuellement dans les salles, avec SKOM. Vous pouvez avoir plus d’infos sur le SKOM.com. Tu veux qu’on prenne quelques appels ?
James : Ouais bien sûr !
H.S. : Ok super… attends, parce que je suis sûr qu’il y a un million de gens qui veulent parler avec toi. Ok, on commence par X
Auditeur 1 : Heu salut Howard ! Salut James !
James : Salut !
Auditeur 1 : En fait, il y a une rumeur qui remonte à quelques années, et qui dit que la chanson King Nothing a été écrite sur Howard est-ce que c vrai ? (rires de tous ) et aussi est-ce que tu as déjà eu un XXXXXXX?
H.S. : oh, pitié… Bien sur qu’il en a déjà eu un ! Il est dans Metallica ! C’est quoi cette question ? Tu devrais dire : « combien t’en as eu ? » plutôt.
Auditeur 1 : La rumeur disait après les MTV music Awards, que la chanson était écrite sur toi Howard, basée sur vos relations à l’époque.
H.S. : James… Toutes les rumeurs sur ce sujet… Je me souviens dans les premières années quand vous avez gagné votre premier award pour un clip, je me souviens être monté sur scène, et je me rappelle que tu m’as collé ta botte sur le cul. (rires de James) Je crois que tu m’as presque botté le cul !
La fille : Oui, comment t’as fait pour survivre à ça Howard ?
H.S. : je veux m’excuser pour ça… parce que tu sais je dois te dire quelque chose. Pour moi les MTVA c’était du bidon. Mais vous vous étiez tout le temps en tournée, et… je ne savais pas à quel point ta vie avait été dure, et à quel point tu prenais ça au sérieux. Et du coup c’était genre « hé il y a un cul de mec devant nous !…
La fille : ouais et il était toujours là quand on a essayé de dire nos remerciements ! »
H.S. : Oui et pendant que James essaie de faire un speech, je me retourne et je suis là à mettre mon cul sur la tronche d’une fille qui était là !
Et tu sais aussi con que ça puisse paraître, quand j’ai gagné le Blockbuster award, ça comptait pour moi ! J’avais gagné pour mon jeu d’acteur donc… Je me doute que ça a du être une soirée horrible pour toi.
James : Non… tu sais, j’apprécie le fait que toi t’étais là sur scène à faire ce que toi t’avais besoin de faire (rires de H.S.) tu n’as pas besoin de t’excuser pour ça, tu as fait ton truc ! Tu sais les remises d’awards ont besoin de moments comme ça…
H.S. : Oui c’est clair !
James : Absolument.
H.S. : Mais je n’avais vraiment pas compris pas la lutte que ça a été pour Metallica, et quelle victoire c’était même d’être sur MTV !
La fille : oui et d’être reconnus par tous ! Ils étaient carrément hors de la vague. Personne ne faisait attention à vous !
H.S. : Oui et il y a avait Lars qui me poussait ce qui a fait que j’ai failli perdre un doigt !! (rires de tous)
Chauncey, à toi de parler avec James…
Auditeur 2 : Hé salut James comment ça va ?
James : Tranquille merci.
Auditeur 2 : Il y a quelques années, je t’ai interviewé, et tu m’as dit que tu avis un ennui médical, qui te faisait entendre des bruits forts dans les oreilles, et que ça te rendait fou… Tu t’en souviens ?
James : Ouais.
Auditeur 2 : Qu’est-ce qu’il en est de ce truc ?
James : (pour rire) Quoi ?
(bruits de cloches dans le studio de plus en plus forts, tout le monde éclate de rire)
H.S. : C’était quoi cette histoire ?
James : ça s’est aggravé la nuit dernière, et j’ai encore mal au cou, parce que je suis allé voir black sabbath et Judas Priest ! J’étais comme au paradis.
H.S. : Et t’avais pas de boules Quies ?
James : Si mais tu sais bien, tu ne peux rien y faire.
Auditeur 2 : Mais alors tu vis avec ça tout le temps ? Quand t’es dans ton lit t’entends des bourdonnements ? (Toujours des bruits de sonneries dans le fond)
James : Des fois, c’est pire, des fois ça va. Les tournées, le stress, et même l’alcool ça jouait beaucoup. Mais ça va beaucoup mieux. On porte toujours des boules quies maintenant !
H.S. : C’est une bonne idée. Keith t’es à l’antenne.
Auditeur 3 : Salut James quoi de neuf ?
James : Salut Keith.
Auditeur 3 : Je t’ai rencontré en 1989 pendant la tournée … And justice, j’ai eu des pass pour les backstage et…
James : Désolé pour tout ce que j’ai fait.
H.S. : Oui, il le pensait pas vraiment quand il t’a dit que t’avais un gros cul !
Auditeur 3 : Non, non c’est pas ça. J’ai aussi vu Lars, parce que je suis batteur, et on traîné on a parlé et tout ça, et c’était vraiment un super concert, vous faites de la super musique, alors continuez !
James : Merci j’apprécie…
H.S. : C’est sympa ça. Voici Mark…
Auditeur 4 : (il balance un flot d’insultes à James avec un accent de beauf américain) C’est quoi cette tapette ? (il imite James) « Il faut que je me connecte avec les gens, je veux plus de personnes sur ma liste… » T’as qu’à aller travailler espèce de gros pédé ! « Il faut que je traverse les luttes de ma carrière » T’es qu’un gros pédé !
H.S. : attends une seconde… James qu’est-ce que t’en dis ?
James : Je crois que je connais ce gars… c’est toi James Hetfield ? (rires)
H.S. : Oui, ça va arriver souvent ce genre de choses… Les gens me traitent souvent de pédé. Bon on passe à Joe…
Auditeur 5 : Salut quoi de neuf ? Hetfield, James, tu es le meilleur de tous les temps, je t’aime ! Je voulais juste demander, est-ce que toi et Lars vous avez déjà eu des problèmes ou des grosses différence d’opinion quand vous composez, parce qu’il a l’air d’être un peu dictateur?
H.S. : Tu veux dire, est-ce qu’il se sont battus ?
Auditeur 5 : Ben pas forcément se battre, mais est-ce que ça vous ai arrivé de bien vous gueuler dessus ?
James : Non, seulement à… chaque chanson … (rires)
H.S. : Mouais, à moi de poser une question. Est-ce que vous en êtes venus aux mains ? Parce que je suis sure que tu pourrais botter le cul de Lars avec une main attachée dans le dos, mais lui il agit comme si c’était un dur, et qu’il pouvait te latter !
James : Ce n’est pas juste pour lui. Tu sais je l’ai tapé une paire de fois et…
H.S. : Il s’écrase ?
James : Oui…
H.S. : Ah carrément .
James : Il ne gère pas bien la douleur…
H.S. : Est-ce qu’il pleure ?
James : En tout cas, ce n’est pas comme ça qu’on résout les conflits. C’est les enfants qui font ce genre de choses, et… je suis passé par là.
H.S. : Donc avec un coup de poing, tu assommes Lars, et il pleure ? Où il va à l’hôpital ?
James : En tout cas, il me foutrait des coups. En tout cas, la colère c’était un de mes problèmes, je l’accumulais, et après ça pétait !
H.S. : En tout cas vous êtes pas comme les Beatles. Eux résolvaient les problèmes en parlant !
James : Attends voir, la première fois que je l’ai tabassé, c’était heu… on avait joué à LA, c’est super vieux, même avant Kill’em all ! Alors on devait jouer sur scène pour la première fois, et on avait tout bien répété, on s’est dit si on joue on fait cette chanson là… et on monte sur scène et il commence à jouer une chanson qu’on avait pas répété depuis super longtemps, tout ça parce que ça commençait par de la batterie ! J’étais trop enragé ! Alors sur la scène, je me suis retourné et je l’ai cogné ! (rires de tous)
H.S. : Tu l’as fait tomber de sa batterie ?
James : C’était après la chanson. Il est venu saluer, et je l’ai cogné.
La fille : (qui est morte de rire depuis 5 minutes) pendant qu’il saluait ?
H.S. : Oui, je connais ça, Fred me brutalisait beaucoup. (rires) En tout cas c’est super, j’aurais adoré être là le jour où tu l’as cogné ! C’était vraiment la chose à voir.
La fille : Mais bon fait bien admettre qu’il est fort, non ? Il a toujours gardé sa position et exprimé ses opinions, même si tu l’as cogné une paire de fois.
James : Ben tu sais, on a une relation très étrange. Parce que des fois on se bat, mais ça n’a rien à voir avec les chansons. C’est pour savoir qui sera plus fort, qui a raison… C’est comme au tribunal, quand les deux avocats se battent pour savoir lequel est le meilleur, lequel va convaincre.
H.S. : Est-ce que vous traînez ensemble en dehors des trucs pour le groupe et les concerts ? Genre est-ce que vous allez dîner avec vos femmes, ou c’est seulement professionnel entre vous ?
James : Un peu oui. Des fois on en a envie, des fois non. Des fois on en a vraiment marre l’un de l’autre. En fait, on est des frères ! On s’aime, on se déteste, et tout ce qu’il y a entre deux.
La fille : Est-ce que Lars est radin ?
H.S. : Pourquoi tu dis ça ?
La fille : Ben l’autre jour Steeve-O était là, et il a dit « Lars on se partage la note ? » Et il paraît qu’il a demandé quel pourboire on allait laisser, …
H.S. : Et qui avait pris quoi…
James : Heu… tu sais… heu, lui et l’argent, heu… s’il en a, il le dépense.
H.S. : Et pendant les jours « bourrés », est-ce que tu as déjà partagé une femme avec lui ?
James : heu… (rires), oh Howard !
H.S. : han, tu l’as fait espèce de fils de pute !Tu as partagé une femme avec lui !
L’autre gars : J’en suis sûr…
James : Tu rigoles ? On est un groupe de rock !
H.S. : Ouais, mais je pourrais pas faire ça avec un autre mec, c’est trop gay pour moi. Je pense pas que je pourrais.
La fille : Et pourquoi le faire, il y tellement de femmes !
H.S. : C’est qui cette femme en question, et pourquoi vous l’avez partagée ?
James : (silence gêné)… Est-ce qu’on peut parler des luttes de pouvoir dans le groupe plutôt ? (rires)
La fille : H.S. : wow, ok
James : Bon et ben, peut-être, qui sait ? En tout cas, il y a toujours eu ce truc… Quand on arrive quelque part, tu veux que les gens s’intéressent à toi.
H.S. : Chaque batteur doit être jaloux quelque part du chanteur, du guitariste. Forcément… je veux dire, t’es sur le devant de la scène, tu as tous les regards vers toi !
James : Il a aussi le pouvoir pour guider aussi. Il veut distraire, il veut l’attention aussi. Il le fait à sa façon dans le monde des affaires, il est très bon à ça aussi.
H.S. : Mais tu dois admettre que tu XXX mieux que lui non ?
James : (rires) Je ne me souviens vraiment pas… mais bon probablement.
La fille : Mais laisse-moi te poser une question, finalement ça s’arrange pour vous, puisque lui il aime faire les interviews plus que toi, donc c’est là qu’il est sur le devant de la scène.
James : Oh, il est très bon pour parler.
H.S. : Heu dis est-ce que t’as des problèmes avec un gars de Staind ? Tu l’as cogné ou un truc dans le genre ?
James : Non… Je crois pas.
H.S. : Bon, ok… Heu bon James, le film est génial. J’ai vraiment adoré, je trouve que c’est une bonne chose de vous montrer comme ça.
La fille : Je suis super pressée d’aller le voir.
H.S. : Il est super. Metallica, SKOM dans vos cinés en ce moment. Toutes les infos sur SKOM.com. C’est un coup d’œil intéressant sur Metallica et leur façon de travailler sur la musique.
La fille : Ce n’est pas quelque chose que l’on ait l’habitude de voir.
H.S. : Non… C’est complètement fou.
James : C’est super les gars, merci de m’avoir appelé.
H.S. : On se voit plus tard, viens nous voir un de ces 4.
La fille : C’était cool de parler avec toi.
James : Ok, merci.
H.S. : Bye James.
H.S. : Ce mec là tue tout. Il en a vécu des choses.
*mid-life crisis : une sorte de crise de la quarantaine (crise de milieu de vie littéralement)
Darrell Lance Abbott 20-08-1966/08-12-2004
R.I.P Cowboy!!!