Ces discussions sur la liberté de consommer ont un problème: elles ne tiennent pas compte ...de la réalité économique et des propriétés réelles de ces produits.
Oui, le tabac cérémoniel, comme le peyotl, comme le hasch, alcool, etc sont consommés depuis des millénaires... Mais, en déplaise aux hédonistes qui apprécient les psychotropes à fin de récréation (dont moi), c'étaient des consommations rituelles, en très grande partie.
La réalité du tabac, c'est une économie qui s'est développée au XIXème qui a abouti à des géants industriels (mais on pourrait aussi parler des mafias et trafiquants pour les drogues) qui se sont servis des propriétés addictives de ce produit pour monter un business énorme. Ces géants ne se sont pas contentés de distribuer, ils ont opéré une promotion absolument massive et omniprésente et ont été même jusqu'à diffuser des messages mensongers, à tromper la science, à infiltrer des gouvernements et leurs services de santé publique. La consommation de cigarettes, quand elle n'était pas présentée comme vertueuse (bonne pour la santé!!!), est devenue en quelques décennies, début du XXème quelque chose de normal, un droit, une liberté...
Personnellement, je suis très réticent à toute forme de prohibition. On sait que de l'autre coté, celui des producteurs et distributeurs, il y a des intérêts et des moyens énormes. De fait, si on enlève la prohibition, les préventologues, les responsables de santé public luttent avec des moyens amoindris. Ces moyens, ce sont des réglementations économiques, des obligations légales d'apposer des avertissements, des messages. C'est sûr que c'est souvent perçu comme une intrusion de l'Etat dans la sphère privée, mais si on replace en face le travail effectif de promotion effectué par les puissantes industries du tabac, producteurs d'alcool, des réseaux mondiaux de trafiquant, si on ajoute le caractère addictif de leurs produits, on se rend compte que la liberté n'est pas là où l'on croit.
Vous battez pas, je vous aime tous