Rapide retour sur la Dead on 67 qui est revenue du luthier il y a un peu plus de deux semaines.
Son constat est que la lutherie de la Hornet est passable, au mieux. Il lui a fallu beaucoup de réglage pour la remettre en bon état.
Elle est sortie de l'usine et le manche a eu besoin d'un bon redressement. Le luthier m'a assuré qu'il est maintenant en excellente condition et que je ne devais pas m'en inquiéter.
Toutefois, le maillon faible de cette guitare à ses yeux est dans son chevalet et son vibrato. L'aluminium qui le compose résiste mal à la tension des cordes et a tendance à s'incurver comme je l'avais déjà remarqué.
Le luthier a dû l'enlever totalement pour le redresser. Sous la palissandre, le chevalet a trois trous ovales. Cela diminue encore plus la résistance de l'aluminium selon lui. Ensuite, les vis qui fixe le chevalet/vibrato au corps de la guitare apportent une tension supplémentaire.
Bref, ce chevalet est mal né.
Quant au vibrato, pour l'avoir usé un peu depuis, il ne permet pas de grands écarts de tons, tout au plus un léger "vibrato" (étonnant, non?) Cela dit, il ne fout pas l'accordage en l'air non plus. C'est déjà ça.
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Ces notes décevantes mises à part. J'ai pu faire mieux connaissance avec la bête et j'ai été agréablement surpris par le son de l'instrument dans mon Vox AC4.
Je suis en phase découverte, mais j'aime beaucoup pouvoir jouer dans des tonalités plus basses comme permet une baryton.
Il reste que la Dead on 67, selon mes goûts personnels, n'arrive pas à la qualité sonore de la 56 Pro. Ma DC-59 non plus, remarquez bien.
Amusant, c'est la moins chère des trois qui me plaît le plus.
«I'm a really, really serious collector... I'm kind of a target when it comes to dealers. Collecting guitars is what I do instead of shooting dope!»
– Steve Earle